Choisir un ostéopathe

7 conseils pour choisir un ostéopathe

L’ostéopathie peut s’avérer utile lorsqu’elle est exercée par des professionnels compétents. Mais sur quels critères choisir un ostéopathe et peut-on reconnaître les « bons » des « mauvais »?

1. Ce que soigne l’ostéopathe

L’ostéopathe a pour mission d’identifier les problèmes fonctionnels et d’y remédier par des techniques manuelles. Il peut s’agir de troubles musculosquelettiques (mal de dos ou douleurs articulaires par exemple) ou liés à l’appareil circulatoire ou digestif. Et la douleur peut être aiguë (suite à un choc notamment) ou chronique (causée par une mauvaise posture). L’ostéopathe est tenu de vous orienter vers un médecin dès lors que les symptômes dépassent son champ de compétence, persistent ou s’aggravent.

2. Ce que l’ostéopathe ne soigne pas

L’ostéopathe ne peut guérir, en aucun cas, des maladies graves telles que le cancer. Par contre, il peut intervenir, parfois, en complément d’un traitement pour soulager certains troubles liés à la maladie, mais uniquement après avis du médecin traitant. Méfiez-vous des charlatans qui promettent monts et merveilles, notamment de vous soigner à distance. Un ostéopathe n’a rien à voir avec un guérisseur, un magnétiseur ou un rebouteux.

3. Un bon ostéopathe effectue un bilan complet à la première consultation

L’ostéopathe a une approche globale. C’est pourquoi, la première consultation est consacrée à une « révision complète ». Celle-ci débute par un questionnaire détaillé sur les antécédents (maladies, opérations, traitements…), l’activité professionnelle et les loisirs. N’hésitez pas à venir avec votre dossier médical et vos radios si vous avez subi une opération ou si vous avez été victime d’un accident récemment. L’ostéopathe pourra ainsi s’assurer que l’ostéopathie n’est pas contre-indiquée dans votre cas.
Deuxième temps fort : l’inspection. L’ostéopathe ne vous fait pas allonger tout de suite. Il observe d’abord comment vous vous tenez debout, vous vous penchez en avant. Ensuite, il fait des tests de mobilité de la tête aux pieds, pour déceler d’éventuels points de blocages et cela, quel que soit le motif de consultation.

4. Une consultation d’ostéopathie dure entre 20 et 45 minutes

Autre critère indispensable : l’ostéopathe doit consacrer au moins 20 à 45 minutes par consultation à, même si cela ne donne aucune garantie quant à la qualité des soins apportés.

5. Le cabinet de l’ostéopathe doit être bien tenu

Également gage de sérieux, le cabinet de l’ostéopathe doit être propre et non pas situé dans les locaux insalubres d’une arrière-boutique. La table sur laquelle le patient s’allonge doit elle aussi respecter les normes d’hygiène.

6. Des premiers résultats dès la 2e ou la 3e consultation

Des signes d’amélioration de la mobilité apparaissent en général après deux ou trois consultations, parfois dès la fin de la première. Ce qui ne signifie pas que la douleur disparaisse immédiatement mais que le processus de guérison est commencé.

L’ostéopathe peut vous voir plusieurs fois par semaine si vous êtes en douleur aiguë voir même chronique et que des soins soutenus sont nécessaires.
Un plan de traitement doit être posé dès la première session avec le nombre de séances nécessaire.

7. Un ostéopathe ne peut utiliser ce titre sans diplôme ou autorisation spécifique

Pour pouvoir utiliser le titre d’ostéopathe il faut être titulaire d’un diplôme spécifique délivré par un établissement accrédité et être membre d’une association reconnue.
Il existe plusieurs profils de praticiens. Certains sont exclusivement ostéopathes et n’ont suivi que ce cursus, alors que d’autres sont d’anciens médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes… Certains continuent même d’exercer leurs deux spécialités en parallèle.